Nous sommes à plus de 2500 m d’altitude sur le Edelweissspitze. Nous logeons dans un refuge qui a trois belles chambres confort… comme ils disent…et ils ont raison. Le parc où nous sommes ferme vers 21h00 pour réouvrir à 5h00 du matin. On est tout seul au monde. Il est 23h00 et mon Bernard doit aller promener notre Maxime. Jusque là tout va bien. Il espère voir des milliers d’étoiles et en effet elles sont au rendez-vous. Il fait noir noir noir comme…. ben non pas comme chez le loup….comme sur le Edelweissspitze…





Dès sa sortie du refuge, un éclairage de sécurité s’allume. Il fait le saut, surpris… il comprends que cette lumière est là pour l’aider à descendre les marches. Par contre, aussitôt habitué à la lumière, il croit apercevoir une forme tout en bas, seul… La forme, avec une voix d’homme lui parle… en allemand probablement. Incapable de réagir, la surprise d’entendre un homme, il fige. Bernard décide de s’en aller plutôt vers les marches du haut et fuir l’homme sans même lui adresser la parole. En haut, il se trouve devant un grand parking bordé de ravins et précipices. Afin de les éviter il se dirige, dans un noir total, vers le centre du parking. Après quelques pas, il se retrouve à quelques centimètres de la figure d’un homme jeune et bien baraqué. Après un rapide « sorry » et un quasi arrêt cardiaque, il se dirige à l’aveuglette. Maxime tire sur sa laisse afin d’arriver rapidement au bord du ravin(que l’on pourrait appelé précipice au Québec). Elle veut rejoindre le début de la pente, là où l’herbe est présente afin de faire son pipi. Maxime la précieuse veut de l’intimité et de l’herbe pour pisser. Elle tire et tire, pressée de s’exécuter… Il fait noir noir noir…. Bernard perçoit bien un petit son de cloche…. mais il s’inquiète du vide… tout à coup Maxime sursaute et c’est là qu’un gros bélier apparaît… avec sa cloche au cou. Bernard se met la main sur la poitrine sentant la crise cardiaque poindre. Il tente de se calmer. Pour fuir le dit mouton il s’en retourne de l’autre côté, vers le précipice . Il tombe face à face avec deux photographes de nuit. Ils essaient de photographier la seule ville visible au lointain. Bernard se fout de cette ville à photographier et décide de s’en retourner plus bas, beaucoup plus bas après le refuge, mais il craint toujours le précipice et le premier homme qui avait parlé en allemand… pourtant Maxime n’a toujours rien fait. La pente est raide, il craint de tomber. Il veut s’en retourner mais en déviant vers la montée, deux fumeurs s’exécutent en silence. Bernard ne voit que le feu rouge des mégots. La peur au ventre, il remonte à la chambre après avoir prié Maxime de procéder… MAINTENANT. Elle tire au max sur sa laisse, trouve trois brins d’herbe et fait son pipi. 30 cm plus loin le précipice doit bien faire 2km de hauteur.
De retour, je lui demande s’il en a profité et s’il a vu les étoiles… Hors de lui, il me raconte qu’il n’a absolument rien vu sauf plein de fantômes qui sortaient de nulle part !!!
Voici l’angle que j’ai choisi pour vous parler d’un lieu spectaculaire…(les peurs de Bernard me font souvent sourire) car les superlatifs me manquent pour décrire cette vue. En fait, les photos parlent d’elle-même. Photos de Edelweissspitze mais aussi de toute la route alpine du Grossglockner.








De plus, je vous propose d’aller voir le panorama d’ Edelweissspitze . https://edelweissspitze.panomax.com/# Ça vaut vraiment le coup. Voyez la différence du lieu l’été et l’hiver. ET pour être sûr que vous nous croyez, aller voir le 9 août 2019 à 17h10, et essayez de nous trouver. Nous y sommes !!!
Edelweissspitze. Ce site appartient à la même famille depuis plusieurs générations. La maison principale possède quelques chambres non occupées par la famille, un restaurant et une boutique de souvenirs. Au dessus des garages il y a trois chambres appelées « Chambres conforts »; c’est là où nous habitions. La famille a également fait construire deux petites maisonnettes qui sont également à louer. La route menant à ce site unique a été construite par l’arrière grand-père du propriétaire actuel en 47 jours en 1934.










C’était ben beau tout ça….Allez hop, on continue !
Très belle histoire, et pis, je suis en train de penser que c’est en Autriche que tu aurais dû m’inviter….maudit que c’est beau!
Attends de voir le bilan…. les Lofoten avec l’eau verte a toujours une grande place, c’est juste que c’est derrière nous !
Koudonc ! Vous aimez ça vous faire des peurs !!… Et Lou, y faut pas rire des peurs des autres ; le ti Jésus pourrait te punir … Hi ! Hi ! Hi !
Wow! Quelle aventure! Et quel voyage! Merci de nous faire découvrir de si beaux paysages, Ça donne envie d’aller dans les pays scandinaves. Et en passant, je craque pour Maxime. C’est une aussidoodle?
J ai de la competition pour notre journal pouf et ricky today. Vous etes captivant et drole aussi. Bravo !!!!xxx
Ce récit pourrait faire parti d’un chapitre d’un futur suspens! J’en avais des frissons;)