« On a trois semaines entre le spectacle de St-Jérôme et celui de la Lasalle, alors on a décidé d’aller en Grèce » Quoi ??? C’est ce que me disait une actrice à la fin du mois d’août et c’était juste assez pour que je cherche moi aussi à profiter de ce trois semaines entre deux spectacles. Convaincre mon chum ? Facile… Trouver quelqu’un pour garder ma chienne ? Aucun problème, tout le monde se l’arrache. Mais choisir une destination en si peu de temps, alors que j’étais déjà débordé par la tournée…ouf… on a eu besoin d’aide.
Donc le 21 août j’écrivais à ma sœur en France : « On jase là, si on arrivait le 6 octobre à Paris et qu’on descendait en train dans la journée ou le lendemain vers la Bretagne, viendrais-tu avec nous ? Après 4/5 jours, nous on partirait vers Lyon et faire quelques villes. On remonterait vers Paris autour du 22 oct… je dois repartir le 26 octobre… parce que j’ai un spectacle le 27…on regarde pour les billets d’avion… Dis-moi ce que tu en penses ? » Ben oui…Un mois plus tard, les plans changeaient et tout était organisé.
Isabelle, passionnée par les Dolomites, n’a eu aucun mal à nous convaincre…mon chum, notre sœur Lucie, moi et Charlotte ma nièce…de découvrir ce qu’elle qualifiait des plus belles montagnes du monde. Et loin de moi l’idée de la contester… Elle avait raison.

Isabelle vit en France avec sa Charlotte depuis près de 17 ans. Sa passion pour les voyages, sans doute héritée de nos parents, l’a poussé à s’installer en France. Plus proche de nombreux pays, elle a fait du voyage une de ses priorités. Je l’ai toujours un peu enviée. Lucie mon autre sœur a toujours vécu en Montérégie. Dès qu’il est question de voyage, elle est la première à se joindre à nos projets les plus fous. Elle doit souvent nous supporter, Bernard et moi, mais nous avons une chance inouïe qu’elle soit toujours partante pour l’aventure…
Le trajet a donc été planifié par Isabelle et on l’a suivi à la lettre… tellement que j’ai dû faire des recherches pour retrouver les noms des endroits qu’on a vu pour écrire cet article. Comme quoi la confiance était au rendez-vous.

Premier arrêt, Cinque Torri…malchance c’était fermé depuis le 6 octobre… on était le 7. Ceci dit, je soupçonne Isabelle d’avoir fait exprès de nous y amener sachant qu’on aurait pas le choix d’y revenir un jour. J’ai beaucoup lu sur ce lieu. Un coup de cœur pour bien du monde. Pas le choix gang, on y retourne.
Rapidement, on a mis le cap sur les Trois Pics de Lavaredo. Un incontournable. Pas le choix : il fallait marcher.
On s’était dit : un petit deux heures, tranquille.
Et puis c’était mieux d’en faire un peu plus…allez hop, un petit deux heures de plus. Et au final, on est revenus au stationnement… six heures plus tard. Mort. Ben oui…
Une marche dans le soleil…le vent…le brouillard et même la neige. Tout ça en même temps. La fin de la marche longeait un précipice. J’étais épuisée, et dans ma tête, je me voyais perdre l’équilibre et rouler jusqu’en bas.
Heureusement, ma Charlotte était là, calme mais ferme, à me lancer des « Lève tes pieds ! » à intervalles réguliers.
Ma coach avec le cœur sur deux jambes.
À la fin, j’étais crevée. Mais comblée.
Les paysages ? À couper le souffle.
La lumière ? Incroyable.
Le ciel ? Changeant, vaste, presque irréel.
Tout ce qu’il fallait pour faire… de très bonnes photos.






















Le lendemain : Lac de Braies. LA carte postale des Dolomites, eau turquoise, barques de bois, montagnes qui se reflètent dans l’eau… en théorie. L’activité principale ? Faire le tour du lac. C’est ce qu’on a fait…ben oui.
Mais pas tout à fait comme dans les brochures. Nous, c’était sous une pluie diluvienne. Une vraie. Une qui ne te laisse aucune chance. Pas de petites gouttes romantiques…non, non… il pleuvait à boire debout. On aurait pu retourner de bord. S’arrêter au resto du lac, boire un chocolat chaud, attendre le soleil. Mais non. On a continué. Capuchons sur la tête, souliers trempés, pantalons collés aux jambes. On riait. Un peu jaune, parfois, mais on riait.

Et puis, juste au moment où on arrivait… la pluie s’est arrêtée.
Ben oui. Comme par magie.
Les nuages ont commencé à se tasser doucement, et là, une petite lumière… pas éblouissante, mais douce et dorée.
Pas le gros ciel bleu parfait…non, un truc plus rare. Un ciel encore humide, un peu flou, mais qui faisait briller le lac.
Un moment un peu suspendu, entre deux ambiances.
Pas le soleil de carte postale, mais cette lumière-là.
Calme et unique.
C’était ben beau ! Faque on a pris des photos !






Le Lago di Carezza.
Un autre endroit que je voulais vivre avec ma famille.
Bon… je le savais pas avant. Je le connaissais même pas.
Mais dès que tu poses les yeux sur cette vue, le lac, la couleur de l’eau, les montagnes en arrière-plan…tu comprends et t’as envie de partager ça avec les gens que t’aimes.
Et ça, Isabelle devait le savoir.
Ben oui…
T’as envie de prendre plein de photos avec elles, avec lui.
Des vraies, avec les bras autour des épaules, avec les cheveux dans le vent, avec les rires un peu trop forts.
Des photos qui disent : « On était là ensemble. »
Des souvenirs qu’on garde toute la vie.











Et il y a eu aussi le Rif Toni Demetz Cette journée ne finissait plus.
C’est ça, les Dolomites : tu crois que t’as tout vu… et puis non. Encore un lac, encore une vue, encore un sentier qui t’attrape et qui te fait marcher plus loin que prévu.
Alors merci.
Merci à ma sœur, qui a planifié tout ça avec un mélange parfait de rigueur et d’intuition — comme si elle savait exactement ce qu’on avait besoin de vivre.
Merci à mon chum, toujours partant dès qu’on parle de montagnes. Flexible, enthousiaste, jamais compliqué. Un vrai luxe.
Merci à ma sœur Lucie, qui dit oui à tout. À l’aventure, à l’imprévu, à l’essentiel.
Et puis merci à ma Charlotte…
Mais elle, je vais en parler plus tard. Juste elle.
Bientôt.
Ben oui.







C’est ça ma famille…enfin… à travers ce voyage car il en restait encore trois à la maison qui gardait Maxime !




J’ai le souffle coupé, le coeur qui palpite…Tout ce que j’aime. Mes genoux n’aiment pas, quels salauds. Heureusement, je déguste chaque image avec ma tête et tous mes sens, comme si j’y étais. Merci à toi ma Lou à Bernard, mes Berlou et à toute ta famille. J’ai un peu touché aux Dolomites le printemps dernier, un souvenir impérissable.
Merci France, fidèle fan ! Continue de nous appeler Berlou j’adore !!!
MA-GNI-FI-QUE !!!!!
Rien à dire de plus.
Très heureux pour toi, pour vous deux, pour vous tous !!
Tu es resplendissante chère Lou !!
Vive la vie, quoi !!!
Je t’écris de Londres …
Câlin. Bisous.
Jean-Marie
De Londres ? Wow ! Profites en tellement. J’ai adoré cette ville, beaucoup et aussi parce que je suis une maniaque de la monarchie…. une vraie groupie.
Oui vive la vie !
Tourlou
Quel belle aventure ! continuez !
Merci Françoise, les voyages aussi ça te connait !
Tourlou