ou deux amateurs inconscients mais déterminés.

Mont Sutton, Québec, 840m d’altitude… C’est l’automne et c’est magnifiquement coloré. On monte la montagne avec nos deux chiens. Ça se passe bien, on cherche notre souffle de temps en temps mais on arrive tout en haut. On est fier car honnêtement on est pas très en forme, mais on l’a fait. Il nous prend l’idée de redescendre par les pistes de ski. Ça va être drôle. Les chiens s’amusent comme des fous. Ils montent et redescendent à leur guise. Nous, comment je dirais ben ça, avec nos baskets, on a pu d’orteils, pu de genoux et on arrive à l’auto après quelques heures, les jambes qui tremblent.
Mont Mégantic, Québec, 1065m d’altitude… C’est l’hiver, on part en raquette toute la famille. On quitte notre refuge pour aller tout en haut de la montagne. L’écriteau dit 10k… facile. Cela fait peu de temps que Bernard sait qu’il est diabétique. Il neige. C’est beau. Après un effort physique (faut quand bien même la monter cette montagne), Bernard a une faiblesse, il se couche dans la neige en plein milieu du bois. Il ne veut plus se relever, il veut dormir. Nous avons notre lunch, du sucre… mais c’est dans le sac de Laurence sa fille qui est à l’avant parti rejoindre le petit Cyril qui se promène seul vers le refuge St-Joseph. Branle-bas de combat, Laurence revient, on insiste auprès de Bernard pour qu’il se relève et qu’il marche au moins jusqu’à l’autre arbre…. dans la dite forêt. Je cours rejoindre Cyril, je vois le danger qu’il a traversé car il est passé très près du départ des parapentes l’été. Comme un petit précipice. Je le retrouve dans le refuge, j’ai les jambes molles, Bernard se remet de ses émotions. On prend plus de temps que prévu pour la descendre cette montagne. On arrive à la noirceur totale au refuge épuisé… mais heureux de l’avoir fait.
Cinqueterre, Italie, 3,5 km à faire…Nous faisions le tour des villages en bateau. Dans un des villages, Vernazza , après avoir visité le port, on voit à gauche de l’église un petit escalier avec une indication pour aller à Monterosso… facile. Tiens pourquoi on irait pas à pied de ce village à l’autre, ça serait sympa. On part tous les trois (avec Cyril) en sandales, sans eau, faire… je dirais à peu près deux heures… au gros soleil, une ascension totalement épuisante. Cyril toujours à l’avant est tanné de nous attendre et nous voir suer notre vie. À l’arrivée, il se jette à la mer tout comme moi, sans prendre le temps de mettre nos maillots. Bernard, lui, cours à la cantina aller chercher trois grosses bouteilles d’eau.
ET BIEN ON A PAS ENCORE APPRIS……………..
Refuge Rosalba, Piani dei Resinelli, Italie, 1730m d’altitude, 25 juillet 2019. Deux jours avant, nous avions fait un sentier jusqu’au mont Coltignone. On nous informe que cela prend 2 heures et que le trajet est « élémentaire ». On le fait en trois heures en tout et pour tout.






Donc, lorsqu’on nous a dit que la belle photo que j’avais vu avec les deux chiens avaient été prise au Refuge Rosalba, je devais obligatoirement m’y rendre avec Maxime.
Notre aubergiste nous dit, que le trajet est facile (pas élémentaire) mais qu’en 1h30 on y est. Cela confirme ce qui est écrit sur la carte. 2h45 aller-retour. On part à 8h30 le matin très confiant. On a chacun notre sac à dos. Un litre d’eau, la nourriture pour la chienne, on a nos bottes de marche, nos bâtons…et de toute façon, on sera de retour vers midi pour dîner.
Le chemin menant au refuge Rosalba commence par une promenade dans une belle forêt. On marche banalement car il est plat avec une légère montée et une descente jusqu’à ce que la vue s’ouvre sur les sommets de la Grignetta.
Mais à partir de là, le sentier commence à devenir raide et devient difficile surtout lorsqu’on aperçoit la pancarte qui nous indique un choix à faire. Prendre le chemin Foppe (on sait pas trop ce que cela veut dire) ou le chemin de la mort…. Instinctivement, on a choisit le premier…. qui finalement on croit que ça voulait dire le chemin des innocents….












Lorsqu’on quitte la forêt on aperçoit rapidement le refuge de Rosalba, il semble près mais il faut encore marcher, je vous le jure. (en passant déjà plus de deux heures vient de passer) C’est magnifique de voir ce petit chemin de roche à travers ces herbes hautes, mais je ne sais pas si j’apprécie autant que c’est prévu. L’histoire dit que Léonard de Vinci a appelé ce paysage « pelada ». Une pincée de Dolomites à Lecco !
Les derniers efforts pour s’abandonner à la contemplation d’un panorama grandiose qui, du lac de Côme, nous plonge dans l’horizon… sont inhumains tout simplement… enfin pour nous trois. Oui aussi la chienne. C’est un caniche chrisss pas une chèvre de montagne ! L’ascension jusqu’à se refuge n’est pas « facile » comme les locaux le disent mais « débile ». Le pire c’est qu’une fois rendue là, tu ne peux plus reculer. On a plus d’eau, j’ai un diabétique qui doit bientôt manger, la chienne halète et se fait des trous dans les roches pour trouver un peu de terre fraîche et moi je ne savais pas ce que le mot « déshydrater » signifiait réellement. Il est clair qu’on a encore rien appris de nos dernières expériences de marche en montagne.
LE MAL DE CHIEN !

On s’est rendue tout en haut en cinq heures au lieu du deux heures prévu. Cela nous a pris six heures à redescendre. Le leitmotiv qui nous tenait toujours en vie c’était cette maudite photo que je voulais prendre avec Maxime…. et bien je l’ai.
Et puis, la phrase que je répétais tout le temps c’était, on va le faire à notre rythme, c’est tout.
















ON L’A FAIT ! ET fuck les locaux, les hikers, les jeunes et tutti quanti…

J’avais des frissons seulement à te lire!
Après trois jours, j’ai moins mal partout… je suis prête à repartir !
Même si au fond ce n’est pas à proprement parler « drôle », tu me fais rire Lou Arteau ! Ha ! Ha ! Ha ! Et je me permets parce que tout s’est bien terminé. Vous allez en avoir des choses à raconter à vos petits enfants !! Quels paysages époustouflants !!! Amitiés. xx
Mais c’est drôle !
Ouf, que c’est beau! Heureusement personne n’y a laissé sa peau (de toute façon, je comprend que déshydratés comme vous l’étiez, ça aurait été dur à décoller … la peau!). Pis t’a eu ta photo! Très agréable de te lire!